28/05/2026
Hier ont eu lieu tes derniers adieux. Je te laisse, ici, mon hommage. Merci à Mr le Curé d'avoir bien voulu le lire pour moi. 🙏
"Ma tendre Amie, mon Amie d'enfance, mon Amie de toute une vie,
Comme il m'est difficile de te rendre cet hommage aujourd'hui.
J'aurais voulu pouvoir te le lire, mais cela m'est impossible tant mon cœur déborde de larmes et de tristesse.
Aussi loin que remontent mes souvenirs, je te vois toujours à mes côtés. Tu étais mon Amie depuis plus de 45 ans, une vie. Tous ces souvenirs me reviennent en mémoire comme des étincelles que tu m'envoies, des étincelles pour me dire que tu n'es pas loin, que tu es juste là, de l'autre côté.
Je nous revois, petites, jouant à Zoro sur le petit mur devant l'ancienne quincaillerie Buchard, avec ta cape, faite par ta Maman et que tu aimais tant.
Je nous revois, dans ta chambre, jouant aux barbies après avoir passé une heure à installer tout leur univers.
Je nous revois aux répétitions de la fanfare préférant batoiller plutôt que de suivre la partition, au plus grand désespoir du directeur.
Je nous vois promener ton chien Roxan en long et en large dans les vergers de Leytron.
Et toujours rire, encore et encore.
Puis adolescentes, jamais l'une sans l'autre, inséparables. On avait toujours tant de choses à nous raconter. Ma meilleure amie, ma confidente, mon pilier.
Et toujours ces étincelles que tu m'envoies...
Dire aux parents qu'on allait à la messe et filer à Saillon retrouver les copains. Puis, revenir en vitesse pour 20h. Je te revois courir dans l'allée de ta maison, sauter sur le porche de la porte pour y attraper la clé et rentrer à toute vitesse avant le retour de tes parents.
Je nous revois discuter pendant des heures sur le trottoir devant chez tes parents ou dans le car qui nous amenait à Sion. Rentrer à la maison et s'appeller encore au téléphone ,au plus grand damne de nos parents, alors qu'on habitait à 30 mètres l'une de l'autre.
Piquer le vélomoteur de ton frère et se casser la gu**le avec dans les berges du Rhône. Boguet en panne ! Le ramener incognito à la maison en le poussant ni vu, ni connu !
Je nous revois lors de ces magnifiques vacances que j'ai passés à tes côtés , au camping à Frejus avec tes parents, toujours impatientes d'aller faire la vaisselle au lavoir pour y retrouver nos amis de vacances.
J'écoute en boucle les albums de Prince et je nous revois complètement groupies, recevant chacune la moitié d'un poster de la part de nos potes lors d'un fameux Nouvel An au Grugnay à Chamoson.
L'arrivée de Leila dans notre duo pour former notre trio de choc. Envers et contre tout, les 3 drôles de dames.
Attendre impatiemment le week-end pour sortir avec notre bande de potes. Aller au bal, au bal à Riddes. Sûrement pas pour y aller danser! Ah ça non, sans façon ! On préférait boire des verres, discuter avec les copains, s'amuser et rire à n'en plus finir.
Nos week-ends dans les chalets et principalement au Saint Foin à l'Ardève, ton petit coin de paradis que tu affectionnais tant.
Ce fut certainement la plus belle période de ma vie, ... Insouciantes, heureuses comme des pinsons. Parce que la vie était légère à ce moment-là.
Adultes, avec Leila, nos mariages, nos enfants, nos petits cafés, nos petites sorties au resto, ta maladie, mais toujours ce bonheur de se retrouver pour partager nos joies et nos peines.
Je nous revois, toutes les 3, dans ce pub miteux de Lucerne où l'apéro s'est prolongé jusqu'en fin d'après-midi. Instant précieux.
Toujours là les unes pour les autres, il suffisait de décrocher le téléphone et on se pointait... Le tien restera maintenant à jamais silencieux.
Le vent sera désormais notre messager et à travers le bruissement des feuilles, tu pourras entendre combien je t'aime, à l'infini.
Tes derniers adieux ont lieu aujourd'hui, jour de mon anniversaire, certainement encore une étincelle que tu m'envoies pour me dire que tu es toujours là à mes côtés et rendre ton absence plus douce.
Merci, Sandrine, pour tout cela et bien plus encore... Tu vas tellement me manquer.
Avec mon Amour à l'infini."
Patricia