Benyahia Amel

Benyahia Amel Architecte designer artiste peintre

Connaissez-vous déjà le principe du feng shui appliqué à l’architecture et au design ?Et connaissez-vous le livre , Votr...
10/02/2026

Connaissez-vous déjà le principe du feng shui appliqué à l’architecture et au design ?
Et connaissez-vous le livre , Votre maison sous bonne influence grâce au feng shui , de Simon Baum ?

En redécouvrant récemment cet ancien ouvrage dans mes archives, une chose m’a frappée :
le feng shui est bien plus qu’une approche symbolique. C’est avant tout une réflexion spatiale sur la circulation, l’équilibre et la relation entre l’humain et son environnement.

Orientation des volumes, gestion de la lumière, flux de déplacement, intention dans le placement des éléments…
Autant de principes qui résonnent fortement avec le design architectural et les processus créatifs.

Un espace n’est jamais neutre.
Il peut freiner ou, au contraire, soutenir la créativité, la concentration et le bien-être.

Concevoir un lieu, ce n’est donc pas seulement le rendre esthétique,
c’est créer un environnement qui accompagne ceux qui le vivent et y créent.









Quand l’architecture devient un acte de foi et de résistanceÀ El-Bayadh, au cœur des hauts plateaux algériens, se cache ...
26/01/2026

Quand l’architecture devient un acte de foi et de résistance

À El-Bayadh, au cœur des hauts plateaux algériens, se cache un lieu aussi discret qu’exceptionnel : la mosquée El Mouahidine.

Construite en 1940, entièrement sous terre, cette mosquée n’est pas seulement un édifice religieux. Elle est le témoignage d’une époque où pratiquer, apprendre et transmettre demandait courage et ingéniosité.
À l’époque coloniale, alors que la construction de mosquées était fortement restreinte, le cheikh Sidi Mohammed Ben Bahous a imaginé un espace creusé dans la roche, à l’abri des regards, pour permettre :
la prière, l’enseignement du Coran,et plus t**d, le refuge de moudjahidine engagés dans la lutte pour l’indépendance.

Son architecture souterraine, unique en Algérie, en fait aujourd’hui un symbole fort de résilience, de spiritualité et d’identité culturelle.

La mosquée El Mouahidine nous rappelle que même dans les contextes les plus contraignants, la créativité et la conviction peuvent bâtir des lieux durables, porteurs de sens et de mémoire.

Un patrimoine discret, mais essentiel à transmettre et à valoriser.

20/01/2026
HAoucharih.Le piémont de la montagne de MEFTAH.Ma région natale.Lors de mon dernier passage, un constat s’est imposé ave...
20/01/2026

HAoucharih.
Le piémont de la montagne de MEFTAH.
Ma région natale.

Lors de mon dernier passage, un constat s’est imposé avec une clarté dérangeante : l’expérience de construction sur le piémont a été jugée “bénéfique” et surtout opérationnelle. Tellement opérationnelle qu’elle se répète, s’étend, et s’installe comme une norme.

On continue à construire.
On continue à étaler le drame.
On continue à effacer les terres agricoles et à mordre sur la montagne.

Le plus frappant, c’est que ces bâtisses sont visibles de très loin. Elles s’imposent dans le paysage, devenant une identité visuelle malgré elles. Une identité qui n’a rien de maîtrisé, ni de réfléchi. De loin, l’impact est brutal. C’est une catastrophe visuelle avant même d’être un problème technique ou foncier.

Je précise une chose essentielle : je n’ai rien contre le fait de construire sous une montagne ou dans une montagne. L’architecture a toujours dialogué avec les reliefs. Mais construire dans ce type de territoire exige adaptation, lecture du site, respect des lignes, des matières, des échelles. Pas une reproduction mécanique de modèles hors-sol.

La question n’est donc pas “faut-il construire ou non ?”
La vraie question est : comment et où.

Pourquoi continuer à sacrifier des piémonts visibles, agricoles et paysagers, alors que d’autres territoires existent, notamment désertiques, éloignés des cônes visuels sensibles, où l’impact paysager serait bien moindre ?
Pourquoi l’urgence n’est-elle jamais celle de l’intégration, mais toujours celle de l’étalement ?

Ce qui se joue ici dépasse HAoucharih.
C’est une manière de faire territoire.
Et une responsabilité collective que l’on repousse, construction après construction.

L’architecture n’est pas seulement une réponse fonctionnelle.
Elle laisse des traces. De très loin. Et pour longtemps.

Pour une architecture et un urbanisme algériens assumésIl est peut-être temps, en Algérie, de se demander pourquoi notre...
29/11/2025

Pour une architecture et un urbanisme algériens assumés

Il est peut-être temps, en Algérie, de se demander pourquoi notre architecture peine encore à s’intégrer dans une vision cohérente. Nos villes se construisent souvent par fragments, alors que nos ancêtres maîtrisaient déjà une architecture profondément intégrée, pensée comme un tout. Ils savaient unir climat, matériaux, formes et vie sociale dans un ensemble harmonieux. S’inspirer de cette intelligence ancienne n’est pas un retour en arrière, mais une base solide pour imaginer un urbanisme algérien contemporain.

Notre héritage urbanistique, des médinas aux ksour, offre des principes d’orientation, d’ombre, de ventilation naturelle et d’organisation spatiale qui restent pleinement pertinents aujourd’hui. Le modernisme, lui, apporte des outils techniques capables de prolonger et d’amplifier ces qualités. L’enjeu n’est pas de choisir entre tradition et innovation, mais de créer une unité qui relie les deux.

Cette unité ne peut exister sans intégrer un acteur essentiel : l’université. Les travaux des chercheurs, les analyses climatiques, les études sur les matériaux et les formes urbaines doivent enfin alimenter les projets réels. Connecter la recherche à la pratique, c’est garantir un urbanisme cohérent, intelligent et adapté à notre territoire.

Construire en Algérie devrait signifier comprendre notre lumière, nos paysages, nos modes de vie, et y répondre avec une identité forte. Le moment est venu de concevoir des villes enracinées, lisibles et ancrées dans une culture architecturale assumée.

Un urbanisme authentiquement algérien n’est pas une nostalgie : c’est une ambition collective, née de l’union entre héritage, modernité et savoir scientifique.

07/11/2025

🗣Sans lieu, pas d’art, pas d’artiste, pas de culture :
Faire naître et faire vivre un lieu d’art et de culture

📅 Mardi 11 novembre à 16h
📍 À l’Institut français d’Algérie à Constantine

Rencontre avec Wassyla Tamzali, directrice fondatrice des Ateliers Sauvages,
Fériel Gasmi Issiakhem, architecte d’intérieur et global designer,
et Khaled Bouzidi, directeur fondateur de la Galerie Rhizome.

L’exposition « Les Ateliers Sauvages. 10 ans de créations, une collection » offre le cadre idéal pour poser cette question, au milieu des œuvres des artistes qui ont marqué la vie du lieu.
À cette occasion, Wassyla Tamzali, directrice fondatrice, et Fériel Gasmi Issiakhem, maître d’œuvre du chantier de transformation de la friche urbaine en centre d’art contemporain, reviendront sur la naissance du projet, son architecture et sa philosophie.
Le débat sera enrichi par Khaled Bouzidi, directeur fondateur de Rhizome, qui présentera la Résidence Khada et son expérience de galeriste.
Ces trois acteurs majeurs de la scène artistique algéroise partageront leurs parcours, les défis qu’ils ont relevés pour faire émerger et perdurer ces lieux, ainsi que les histoires des artistes et des œuvres qui y ont pris vie.

❗ Entrée libre – Réservez gratuitement : urlr.me/cRpUTx

Mon passage à la Foire internationale du livre d’Alger (SILA) a d’abord été une déception : des allées bondées, envahies...
02/11/2025

Mon passage à la Foire internationale du livre d’Alger (SILA) a d’abord été une déception : des allées bondées, envahies surtout par les tiktokeurs et les amateurs de selfies, bien plus nombreux que les vrais passionnés de lecture.

Mais sur le chemin du retour, une belle rencontre littéraire a tout changé : « L’Architecture par Fernand Pouillon » de Catherine Sayen, publié aux Éditions Dalimen.
Je viens à peine de le commencer, et déjà je m’y sens complètement absorbée.
L’ouvrage explore la pensée et le parcours de cet architecte qui a façonné une partie du paysage algérien avec une vision profondément humaine.
Entre rigueur constructive, sens du lieu et amour de la matière, Pouillon y apparaît comme un artisan de beauté et de vérité.

Une lecture rare, qui redonne foi en l’architecture et en la culture.

Lecture incontournable : Traité d’architecture et d’urbanisme bioclimatiques Alain Liébard & André De HerdeDans un monde...
10/10/2025

Lecture incontournable : Traité d’architecture et d’urbanisme bioclimatiques
Alain Liébard & André De Herde

Dans un monde confronté aux défis environnementaux et énergétiques, ce traité est une référence majeure pour tous ceux qui souhaitent concevoir, édifier et aménager durablement.
L’ouvrage explore en profondeur les principes de l’architecture bioclimatique, la relation entre le bâti et son environnement, ainsi que les stratégies passives permettant d’optimiser le confort tout en réduisant l’empreinte écologique.

C’est une véritable synthèse entre théorie et pratique, appuyée par des exemples concrets et des analyses détaillées — une ressource précieuse pour les architectes, urbanistes, enseignants et étudiants passionnés par le développement durable et l’écoconception.

Concevoir avec le climat, c’est avant tout penser l’architecture dans son contexte, en harmonie avec la nature.

Quand le style de vie façonne l’architecture en AlgérieEn parcourant nos villes et villages, un même paysage s’impose : ...
02/10/2025

Quand le style de vie façonne l’architecture en Algérie

En parcourant nos villes et villages, un même paysage s’impose :
un garage au rez-de-chaussée,
une maison à étage,
des constructions souvent partagées entre frères, ou destinées à la location,
des bâtisses rarement achevées, laissant apparaître la brique rouge et les poteaux en béton.

Qu’on le veuille ou non, cette image est devenue une marque identitaire algérienne. Elle ne découle pas d’une école architecturale, mais d’un mode de vie, d’un contexte économique, d’habitudes sociales… et aussi de l’absence de contrôle urbanistique.
Cette réalité nous interroge :
Est-elle une contrainte subie ou une adaptation ingénieuse ?
Peut-on la considérer comme un patrimoine contemporain, témoin de notre époque ?
Et surtout, n’est-il pas temps de réfléchir à un style purement algérien, pensé et reconnu, qui puisse être imposé aux constructeurs pour préserver une harmonie urbaine et affirmer notre identité architecturale ?

En tant qu’architecte, je crois qu’il est essentiel de comprendre ces pratiques, non pour les juger, mais pour les analyser, les valoriser et les réinventer.
pensez-vous qu’il est temps pour l’Algérie d’assumer et de formaliser son propre style architectural ?

Je viens d’achever une formation sur Autodesk Revit, un outil indispensable dans l’intégration du BIM et la gestion des ...
29/09/2025

Je viens d’achever une formation sur Autodesk Revit, un outil indispensable dans l’intégration du BIM et la gestion des projets architecturaux.
Je tiens à exprimer ma gratitude envers Mon formateur Architecte Chaker pour la qualité de son enseignement et la richesse de son accompagnement.
Cette formation constitue une réelle valeur ajoutée à mon parcours et me permet d’élargir mes perspectives professionnelles dans le domaine de l’architecture.

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