20/05/2026
AEMO36 x ESKIMO : 6 Tableaux participatifs !
2025 – La création collective�:
Nous avons commencé par une rencontre en salle avec les jeunes et l’équipe éducative.�J’ai préparé une méthodologie créative afin que chacun puisse imaginer des croquis autour des thèmes choisis par l’équipe AEMO : L’amour dans la famille, le racisme, l’amitié, l’interculturalité, la laïcité, les droits des enfants et «On n’est pas pareil».
Ces dessins sont ensuite devenus la matière première des futures œuvres.
Quelques jours plus t**d, place à l’énergie du graffiti : les jeunes ont réalisé les fonds des tableaux à la bombe de peinture, dans une ambiance libre, créative et conviviale. Chaque toile a commencé à prendre vie entre leurs mains.
Ensuite, les jeunes ont eu comme mission de « vandaliser » les tableaux à l’aide de marqueurs de peinture : Tags, motifs, dessins, ils ont pris plaisir à marquer les fonds de leur spontanéité.
2026 – Le travail artistique en atelier�À partir des croquis réalisés par les enfants, j’ai ensuite entrepris un long travail de synthèse et de peinture pour faire émerger les compositions finales.�J’ai conservé les fonds peints par les jeunes bien visibles afin que leur empreinte reste au cœur de chaque œuvre.
Ce travail a été réalisé dans le plus grand secret : l’équipe de l’AEMO n’a souhaité découvrir les oeuvres qu’à la livraison des tableaux, en Avril 2026.
Un vernissage à venir :
Les tableaux sont actuellement installés dans les locaux de l’AEMO à Châteauroux et seront dévoilés prochainement aux jeunes participants, ainsi qu’au directeur général de l’AIDAPHI, en juin 2026
Six tableaux, six univers :
Au-delà des œuvres elles-mêmes, ce projet représente une véritable expérience humaine : permettre à des jeunes de participer à toutes les étapes d’une création artistique, découvrir le graffiti et le street-art, prendre confiance en leurs idées et voir leurs imaginaires transformés en œuvres.
En tant qu’artiste, j’ai souhaité donner à chacun des six tableaux une identité graphique différente afin que chaque génération puisse s’y retrouver : des codes visuels accessibles aux plus jeunes, des références plus urbaines pour les adolescents, et des niveaux de lecture plus symboliques pour les adultes.
J’en ai profité pour rendre hommage à Théophile Roussel, présent dans l’un des tableaux à travers un portrait au pochoir. Une référence symbolique à son rôle majeur dans l’histoire de la protection de l’enfance, qui fait écho au travail quotidien des équipes éducatives d’aujourd’hui.