15/09/2026
Jeune fille
Lucienne GILLET-DUVAL (1883-1962). Buste de jeune fille avec bras et mains, 1905. Plâtre. Signé deux fois « L. Gillet » à l’avant à gauche. H. 54, L. 51, P. 57 cm 💶 3000/5000€ 📆 Dimanche 20 septembre 🕰 15h00 🏨 Hôtel Drouot 🕵🏻expert : cabinet Lacroix-Jeannest
#1905 Interencheres La Gazette Drouot Petit Palais MuséeLaPiscine Musée Sainte-Croix, Poitiers AWARE FAMM (Femmes Artistes du Musée de Mougins) Cabinet Lacroix-Jeannest Drouot Musée Camille Claudel, France
Le buste, exposé au Salon sous le titre « Un buste de jeune fille avec bras et mains (plâtre) », véritable ode au symbolisme, se distingue par son cadrage délibérément étendu au-delà du buste classique. La présence des bras et des mains, mentionnée explicitement dans le titre, signale un morceau de virtuosité anatomique destiné à démontrer un métier déjà maîtrisé par la jeune sculptrice, âgée seulement de vingt-deux ans.
L’année suivante, en 1906, l’artiste toulousaine Marie-Anne Lafaurie présentera un buste en plâtre à mi-corps d’un écrivain en train d’écrire, dans la même disposition et posé sur une sellette de sculpteur. Ces deux œuvres étaient-elles destinées à être présentées ensemble ? Les deux jeunes filles fréquentaient-elles les mêmes ateliers, les mêmes cercles ? Un article de L’écho de Paris de 1904, relate successivement leurs œuvres présentées au Salon national des Beaux-Arts : « les gracieuses images modelées par Melle Lucienne Gillet, les nerveuses statues de Mme Marie-Anne Lafaurie ».
Le compte rendu du Journal des arts du 8 juin 1905 (p. 2/4) confirme la présence remarquée de l’envoi, mentionnant « Jeune fille » par « Melle Lucienne Gillet » parmi les œuvres du Salon — une des toutes premières mentions critiques individualisées de l’artiste, un an avant Palès.