08/03/2026
La douceur est une subversion.
« Ça donne tellement de force à tes œuvres remplies de douceur. »
Cette phrase, reçue récemment, m’a fait réfléchir au-delà de l’esthétique de mes tapisseries sur ce mur de béton brut.
En cette Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, j’aimerais qu’on s’arrête sur ce mot : « Douceur ».
Souvent, on la confond avec la passivité. On l’associe à une forme de fragilité « féminine » qui devrait s’effacer devant la dureté du monde réel.
Mais et si la douceur était, en réalité, la forme la plus haute de la force ?
Le béton est solide, mais il est figé. Il casse sous la pression extrême. La fibre, elle, est flexible. Elle absorbe les chocs, elle s’adapte, elle ondule. C’est là que réside la véritable puissance des femmes : cette capacité à rester souples et créatives dans des environnements qui, eux, sont restés rigides.
Le combat pour nos droits n’est pas une guerre de destruction, c’est un travail de tissage constant de réseaux de solidarité.
J’ai choisi d’assumer mon message de douceur et de joie. Et je suis prise au sérieux pour ce qui auparavant me semblait être une mièvrerie.
Ma tapisserie tire sa force du fait qu’elle est radicalement différente de son support.
Être douce dans un monde brutal n’est pas une faiblesse. C’est un acte de résistance. ✊🏾
À toutes celles qui transforment le béton par leur seule présence. ✨
Merci de m’avoir inspirer cette réflexion que je vous partage aujourd’hui. ❤️