12/28/2025
Un des piliers du développement bioalimentaire de la Gaspésie vient de nous quitter.
John a été un ami et un mentor précieux pour moi. Dans les années 90 j’avais eu la chance d’être le président d’honneur de la foire des gourmets de Rimouski et c’est l’a que je l’avais connu avec ça ruche en verre. C’est à ce moment que la piqure pour l’apiculture est arrivée. Une grande et longue amitié qui se poursuivra mon cher John malgré ton départ parce que tes enseignements et tes écrits resteront pour moi une référence.
Nos conversations épiques vont me manquer!
Nos sympathies à toute la famille!
John Forest (1950–2025)
Notre père nous a quittés le 26 décembre.
John était un homme de passion, de conviction et de persévérance. Toute sa vie a été guidée par les abeilles, la nature et le respect du vivant. Il a fondé le Rucher des Framboisiers en 1977, avec quelques ruches et beaucoup d’idées.
Il n’a jamais abandonné. À ses débuts, il vendait son miel sur le bord de la route 132. Avec les années, son travail a grandi pour devenir la plus grande entreprise apicole en Gaspésie, mais il est toujours resté fidèle à ses valeurs.
Les dernières années ont apporté de grands défis. L’un de ses combats les plus importants, un combat qu’il menait encore chaque jour, jusqu’à la toute fin, concernait les néonicotinoïdes présents en Gaspésie. Il pensait constamment aux rivières, aux abeilles et à la nature. Il voulait les protéger. Il se battait pour ce qui ne peut pas parler, même quand il était parfois le seul à le faire.
Ce combat ne sera pas oublié. Ce qu’il a bâti continuera, porté par la même passion et les mêmes convictions qui l’ont animé toute sa vie.
John était aussi une figure respectée du milieu agricole. Il a participé à La Semaine verte, à Radio-Canada, donné de nombreuses entrevues à la radio. On faisait souvent appel à lui pour ses connaissances. Il était autodidacte et lisait énormément. Apprendre faisait partie de qui il était.
Pour nous, il était bien plus qu’un apiculteur. Il était un père, un mentor, un homme profondément engagé, et un pionnier des abeilles. Il a nourri une communauté entière avec un miel d’une qualité qu’il défendait avec acharnement. Pour lui, un bon miel devait être bon pour le corps, mais surtout pour les abeilles et la nature.
Son départ laisse un grand vide. Pour notre famille, sa femme, son fils et ses filles, mais aussi pour sa soeur et son frère, et pour toute la communauté gaspésienne.
Merci à tous ceux et celles qui l’ont soutenu, écouté et accompagné au fil des années.