19/01/2022
En famille, l’institution, c’est manger !
Ou plutôt devrais-je dire la nourriture, les produits, « respecter le produit » comme ils disent dans top chef !
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Dans ma famille la nourriture a une place particulière, tout le monde cuisine, mais personne ne suit jamais trop de recettes, c’est naturel, c’est dans nos veines, depuis plusieurs générations.
Les arrières grands-parents tenaient un restaurant à Paris, puis une auberge dans la Drôme, et puis ça a continué…
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De la guinguette au bord du lac d’Annecy, et à la baraque à gaufres à La Clusaz, au civet de sanglier de Noël, à la salade de tomates du jardin faite minute parce que quelqu’un de passage a faim...
Du restaurant d’altitude dans le Vercors, au stand de biscuits faits maison sur le marché de Romans fut un temps...
De l’exploitation de noix familial, au restaurant doublement étoilé en Alsace, jusqu’à la table d’hôte provençale neo gastro de ma mère...
Puis une ferme maraîchère en Mayenne, et de la cuisine bonne franquette et parfaite ...
Et évidemment la pâtisserie clandestine dans le garage du papi. Oui, au sous sol comme on dit entre nous, j’en ai vu faire des chocolats, des bûches, des biscuits et des génoises…
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La nourriture et les repas sont je crois le ciment de cette famille.
La chose qui s’est toujours transmise, sans que personne n’essaie de l’enseigner à personne.
Et ce matin, en manger trop de tartines, parce que je m’évertue à faire des tests entre le miel de lavande de la voisine de Gordes, et cette confiture maison à l’étiquette mal collée sur le pot, qui indique « confiture d’abricot orange red – le 14 juillet 19 », je réalise en regardant la vue peu intéressante par la fenêtre de la cuisine dans ce quartier sans grande âme mais qui s’appelle Bellevue, toutes les saveurs, le bonheur culinaire et tous les plaisirs gustatifs qu’on peut faire naître dans un simple pavillon en crépis.
J’ai comme une évidence ce matin, la cuisine nous unit.
Me direz vous, c’est le cas de plein de familles. Sûrement. Mais je ne connais que la mienne !
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