10/08/2024
Un joli texte pour parler de Valentine Sarrazin
La peinture de Valentine baigne d’une eau existentielle discrète.
Loin du désespoir profond et aussi loin que de la gaieté tapageuse, loin des motifs ésotériques convenus ou des audaces télescopées.
Elle peint comme elle respire, tranquillement mais sûrement.
Dans l’espace qu’elle circonscrit, les humains et les choses se côtoient. Ils ne paraissent pas hostiles les uns aux autres. Les uns, créatures, sont avec leur solitude présents à la beauté de l’autre : le décor naturel. Quel est leur état de conscience ? en harmonie peut-on croire. L’harmonie… de la créature humaine avec un monde foisonnant de formes et de couleurs multiples qui ravissent cette créature en solitude offerte à la mi-conscience de son petit soi : alors, comme elle, faites donc face à la beauté du monde et laissez-la entrer !
Lorsque l’humain n’est pas dans la toile, il est ce spectateur face aux fleurs. Des fleurs connues ou inconnues, existantes ou non. Des fleurs qui ne neutralisent pas ou n’assomment pas l’observateur dans le tourbillon et la fausse connivence des dénominations savantes, des fleurs essentielles : des fleurs fantastiques de formes et de couleurs, des fleurs qui laissent leur observateur indemne et disponible au sentiment de la beauté et de la plénitude.
Elle pourrait dire, avec Clément Rosset (philosophe niçois) : « La joie est plus profonde que la tristesse. »