15/05/2026
Le claustra introduit une frontière ambiguë entre le dedans et le dehors, ni mur plein ni ouverture totale, mais un filtre. Il ne coupe pas l’espace : il le nuance. À travers ses vides et ses pleins, il laisse passer la lumière, l’air, parfois les regards, tout en préservant l’intimité.
Ce jeu de porosité transforme la perception de l’espace intérieur, qui n’est jamais totalement isolé du monde extérieur mais plutôt en dialogue constant avec lui.
Cette séparation douce permet de composer des ambiances : l’extérieur devient une présence diffuse, une vibration, tandis que l’intérieur gagne en profondeur et en retenue.
Le claustra agit alors comme un seuil continu, une membrane habitée qui modifie les relations entre protection et ouverture.
Il ne s’agit plus d’opposer le dedans et le dehors, mais de les faire coexister dans une même respiration spatiale, où l’intimité naît précisément de ce filtrage subtil du réel.
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