30/08/2026
🎨 𝗟𝗔 𝗙𝗨𝗜𝗧𝗘 𝗗𝗘 𝗕𝗟𝗢𝗜𝗦 𝗜𝗠𝗠𝗢𝗥𝗧𝗔𝗟𝗜𝗦𝗘́𝗘 𝗣𝗔𝗥 𝗥𝗨𝗕𝗘𝗡𝗦
𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗠𝗲́𝗱𝗶𝗰𝗶𝘀 (1573-1642), reine de France et mère de Louis XIII, fut également l’une des femmes de pouvoir les plus importantes du début du XVIIᵉ siècle.
Née à Florence, elle épousa Henri IV en 1600. À la mort du roi, en 1610, elle assura la régence du royaume au nom de son fils, alors âgé de neuf ans. Mais les relations entre Louis XIII et sa mère se détériorèrent progressivement.
Après l’assassinat de Concini en avril 1617, le jeune roi fit éloigner Marie de Médicis de la cour et la fit conduire au 𝗰𝗵𝗮̂𝘁𝗲𝗮𝘂 𝗱𝗲 𝗕𝗹𝗼𝗶𝘀, où elle fut placée sous étroite surveillance.
🏰 Pendant près de deux ans, la reine-mère demeura ainsi à Blois. Ses déplacements et ses visites étaient contrôlés, tandis que ses partisans cherchaient un moyen de la libérer.
🌙 Dans la nuit du 𝟮𝟭 𝗮𝘂 𝟮𝟮 𝗳𝗲́𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿 𝟭𝟲𝟭𝟵, Marie de Médicis réussit finalement à s’échapper du château. Elle quitta les lieux par une fenêtre d’un bâtiment en construction et gagna les abords de la forteresse avant de prendre la fuite avec l’aide de ses partisans.
Elle rejoignit ensuite Angoulême, où elle rassembla ses soutiens et entra en conflit avec son fils. Cette confrontation, bientôt appelée les « guerres de la mère et du fils », prit fin après une réconciliation entre Louis XIII et sa mère.
🎨 Quelques années plus t**d, cette spectaculaire évasion allait entrer dans l’histoire de l’art.
Entre 1622 et 1625, 𝗣𝗶𝗲𝗿𝗿𝗲-𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗥𝘂𝗯𝗲𝗻𝘀 peignit, à la demande de Marie de Médicis, un exceptionnel cycle de 24 tableaux monumentaux retraçant sa vie et glorifiant son rôle politique.
Parmi ces œuvres figure 𝗟𝗮 𝗥𝗲𝗶𝗻𝗲 𝘀’𝗲𝗻𝗳𝘂𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝗰𝗵𝗮̂𝘁𝗲𝗮𝘂 𝗱𝗲 𝗕𝗹𝗼𝗶𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗻𝘂𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝟮𝟭 𝗮𝘂 𝟮𝟮 𝗳𝗲́𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿 𝟭𝟲𝟭𝟵.
🖼️ Cette toile monumentale, de près de 𝟰 𝗺𝗲̀𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗵𝗮𝘂𝘁, est aujourd’hui conservée au 𝗺𝘂𝘀𝗲́𝗲 𝗱𝘂 𝗟𝗼𝘂𝘃𝗿𝗲, dans la Galerie Médicis.
Ainsi, plus de quatre siècles après les événements, une œuvre majeure de Rubens conserve la mémoire d’un épisode particulièrement romanesque de l’histoire de 𝗕𝗹𝗼𝗶𝘀 : la fuite de la reine de France depuis son château.
𝗘́𝘁𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 𝗖𝗵𝗶𝗹𝗼𝘁, historien pour le Quartier des Arts.
© Musée du Louvre
© Blois Capitale
© Reconstitution graphique par IA Etienne Chilot