Anne Lécuyer

Anne Lécuyer Tous mes objets sont réalisés au tour de potier.

En partenariat avec l'association IG Granit de Bretagne, je valorise les fines de granit pour créer des objets utilitaires qui reflètent le territoire local tout en contribuant à la réduction des déchets.

Récolte dans la vallée du Frémur pour ouvrir l’année.Ce que j’aime dans le glanage, c’est cette nécessité du mouvement e...
03/01/2026

Récolte dans la vallée du Frémur pour ouvrir l’année.

Ce que j’aime dans le glanage, c’est cette nécessité du mouvement et de l’attention. Marcher, regarder sans objectif mais rester pleinement disponible. Puis voir, percevoir, ressentir. Cueillir d’abord à l’intuition, puis peu à peu par déduction puis nourrir de l’expérience et de la connaissance du terrain.

L’intuition, l’observation et le savoir se mêlent alors, s’ajustent, avancent ensemble dans un mouvement continu.

Marcher ainsi, attentive et en mouvement, sera le ton de cette année 2026.

Une année qui commence par une série de récoltes prometteuses.



✨ Clap de fin pour 2025 2025 n’a pas été une année linéaire.Elle a été intense, mouvementée, parfois stressante et décou...
25/12/2025

✨ Clap de fin pour 2025

2025 n’a pas été une année linéaire.
Elle a été intense, mouvementée, parfois stressante et décourageante, mais aussi profondément formatrice et décisive.
Après mon installation à Châtelaudren, j’ai enchaîné production, cours, marchés et salons, tout en continuant mon engagement dans la vie associative professionnelle. Le constat est clair : les marchés et salons ont été très difficiles, avec une forte baisse de chiffre d’affaires.
Contexte économique tendu, modèle de vente à bout de souffle, travail peu adapté à ce format ? Sans doute un peu de tout.
Je ne pense pas être en décalage techniquement ou artistiquement. Mais je le vois aujourd’hui : mon travail ne “claque” pas sur un marché. Il demande du temps, de l’attention, une rencontre plus intime.
Pourtant, il a trouvé son public. Des clients reviennent, sensibles aux matières brutes, aux formes sobres, à la démarche plus qu’à l’objet seul.

Cette année a aussi été celle des progrès techniques. Le tournage de grandes pièces, notamment les vasques, a renforcé mon geste et ma confiance. Je suis fière de ne pas avoir lâché, même quand j’ai sérieusement envisagé d’arrêter.
En août, j’ai fait un choix fort : arrêter les événements pour me recentrer sur les cours de tournage. Ce sont eux qui ont tenu l’équilibre économique. Depuis, le calendrier se remplit, les demandes affluent, et l’énergie revient.
Ce recentrage m’offrira du temps pour stabiliser l’atelier, affiner ma pédagogie, approfondir ma recherche, et préparer la suite : travail sur mesure, prototypes, book à destination des chefs.
Rien de tout cela n’aurait été possible sans le soutien de mes proches, clients, collègues — et sans une rencontre personnelle majeure cette année, faite de compréhension, de valeurs communes et de force partagée.

2026 s’annonce pleine d’incertitudes, de défis et d’imprévus, mais je l’aborde avec une confiance nouvelle, plus de douceur.
Le chemin est plus clair, plus juste, et surtout plus aligné.




Abécédaire de la poterieNommer la matière pour comprendre et faire.Ce nouveau projet est né d’un constat très simple. En...
18/12/2025

Abécédaire de la poterie
Nommer la matière pour comprendre et faire.

Ce nouveau projet est né d’un constat très simple. En donnant mes cours de poterie, je me suis rendu compte que des mots que je pensais évidents ne l’étaient pas.
Ni pour les élèves. Ni parfois pour moi.
Argile, céramique, feuillets…
Des mots du quotidien de l’atelier, que l’on utilise sans toujours pouvoir les définir clairement. Et pourtant, ce sont eux qui conditionnent notre compréhension de la matière, nos gestes, nos choix techniques.
En parallèle, ma recherche autour des terres de récolte m’a confrontée à des phénomènes que je ne comprenais pas. Pourquoi l’eau et l’argile ne se séparaient pas comme dans les seaux de terre du commerce ? Qu’est-ce qui se jouait réellement sous mes yeux ? Et surtout : qu’est-ce que j’allais pouvoir faire de cette matière ?

J’ai cherché des réponses. Il devait bien exister un mot pour nommer ce phénomène. Et ce mot est apparu : colloïdale. Un mot inconnu, pour un phénomène jusque-là invisible.
[…]
Cet abécédaire naît de cette expérience.
De la conviction que les mots ne sont pas accessoires, mais fondamentaux. Qu’ils dessinent des ramifications, éclairent la matière et permettent à son potentiel de se déployer dans l’atelier.
À partir de janvier, je partagerai ici, tout au long de l’année, deux lettres par mois.
Un mot par publication. Une définition à deux vitesses. Une volontairement accessible et l’autre plus poussée pour ouvrir et nourrir la pratique.
Un avant-goût d’un travail plus vaste, pensé comme un véritable outil pour les amateurs et les professionnels. Le temps de voir si celà vous plait, le temps pour moi de mettre en place, d’écrire, de me documenter, de vivre la matière.

Et j’aimerais aussi vous inviter dans ce processus :
quels sont les mots de la poterie et de la céramique qui vous questionnent, vous échappent, ou vous ont fait basculer dans votre pratique ?

Au fait ! Retrouvez-moi des demain et jusqu’à dimanche au Haras de Lamballe ! Écurie numéro 4 😀. Je vous y présenterai m...
11/12/2025

Au fait ! Retrouvez-moi des demain et jusqu’à dimanche au Haras de Lamballe ! Écurie numéro 4 😀.
Je vous y présenterai mes pots à orchidée, photophores et autres petites choses en lien toujours avec mon travail autour du granit.

Partie 3 : La Généalogie des ObjetsC’est un risque, oui. Mais en même temps, je vois combien mon travail s’affine : mon ...
06/12/2025

Partie 3 : La Généalogie des Objets

C’est un risque, oui. Mais en même temps, je vois combien mon travail s’affine : mon tournage, mes formes, mes lignes, la finesse, la matière, les cuissons… Je mesure à quel point tout cela est un chemin, le processus d’une vie. Chaque objet est un état transitoire.
J’ai été ravie de vous proposer mes premières assiettes. Ce sont elles qui m’ont permis de sortir d’une boucle sans fin de production et de frustration.
Depuis que je repense concrètement mon rapport à la production, à mon métier, à mon identité, je réalise que l’objet final n’est pas du tout mon objectif. Bien au contraire. Il est la fin d’un processus, la conclusion d’une histoire faite de recherches, d’essais, d’ajustements.
Pourtant, c’est ce que l’on vend : l’objet final.
Je prends conscience de l’importance croissante de ne pas vendre uniquement l’objet, mais de vendre tout ce qui l’accompagne : son cheminement, sa généalogie.
Dans un monde où l’IA peut générer des images, des objets, des concepts en quelques secondes, la valeur de l’artisanat tient de plus en plus dans le processus, dans la traçabilité sensible de la création.
L’œuvre devient alors l’aboutissement visible d’un monde invisible que l’on choisit de rendre perceptible.
Ce qui était autrefois les coulisses devient un objet en soi.
Ce n’est pas un “bonus”, mais un acte de transparence artistique qui permet de véritablement lire l’objet.












Partie 2 : L’objet fantôme Puis arrive un second accident. Puis un troisième.Là, non. Cette fois, cela ne me convient pl...
03/12/2025

Partie 2 : L’objet fantôme

Puis arrive un second accident. Puis un troisième.
Là, non. Cette fois, cela ne me convient plus. Ce n’est pas ce que je souhaite.

Par contre, je comprends. J’intègre dans mon corps et dans ma tête ce moment imperceptible où la terre cède, où mon geste dérape. J’assimile.

Alors non, ces heures ne sont ni perdues ni inutiles. Cet objet fait partie du processus de création. C’est grâce à lui que j’arriverai à réaliser une pièce “parfaite”, que j’irai au bout de mon idée, de mon concept. C’est grâce à lui que je saurai où poser ma lame, où trouver mon équilibre, ma respiration.

Cet objet ne sera pas cuit, ni présenté. Il disparaîtra. Je le recyclerai consciemment.

Je fais le choix qu’il reste un objet fantôme, dont je garde une trace interne, et qui donnera peut-être naissance à l’objet final… ou à un autre objet transitoire.
Je ne veux pas en faire une pièce finie, cuite, émaillée, exposée. Vous vendre cet objet serait dépourvu de sens.

Je souhaite vous proposer des objets qui, individuellement, répondent à mon exigence technique, esthétique et philosophique. C’est un choix — un énième choix — qui me met en difficulté, car il m’éloigne de la production à tout prix (expression intéressante d’ailleurs) pour réussir à vivre de mon métier.

Vous vendre des moitiés d’objets, à moitié prix, pour vivre à moitié… très peu pour moi.

Dialoguer avec l’erreur - Partie 1 d’une réflexion en 4 parties sur mon rapport à la production.C’est en travaillant sur...
02/12/2025

Dialoguer avec l’erreur - Partie 1 d’une réflexion en 4 parties sur mon rapport à la production.

C’est en travaillant sur un photophore ajouré d’inspiration organique, un photophore de taille conséquente, que ces réflexions me sont venues.
L’idée était là : dans ma tête, sur le papier, sous forme de croquis. Mais une fois dans la matière, je me retrouve face au geste : à la position du corps, au coup de poignet, au choix d’enlever la terre ici plutôt que là. Je me confronte à la texture, à l’humidité, à l’évolution de ma pièce. Plus j’ajoure, plus elle sèche vite. Plus je perce, plus elle se fragilise. Et moins j’ai de points d’appui pour trouver mon équilibre.
Puis vient le geste de trop. Une fissure. Un morceau se détache.
Cela fait déjà deux heures que je travaille dessus. Alors je me demande : pourquoi ne pas avoir commencé plus petit ? Pourquoi m’infliger cela ? Est-ce que je continue ? Est-ce que je contourne l’erreur, que je brode autour ?
Oui, je continue. L’erreur fera partie de l’objet.

La suite bientôt…

La répétition du geste.Parfois j’ai mal, au dos, aux yeux, aux doigts.Chaque trou percé m’arrache un peu de peau.Mes épa...
15/11/2025

La répétition du geste.
Parfois j’ai mal, au dos, aux yeux, aux doigts.
Chaque trou percé m’arrache un peu de peau.
Mes épaules suspendues, mon souffle maîtrisé, je lutte contre la fatigue.
Un pot, puis un autre, encore un autre. Parfois tout casse. Des heures pour rien.
Et pourtant je continue.

C’est dans cette répétition que le calme arrive.
Mon corps travaille, mon esprit s’évade.
Le geste devient méditation.

Une pensée passe : je ne produis pas assez.
La peur monte, l’envie de bâcler aussi.
Puis je me ressaisis.
Il y a un an, j’aurais paniqué.
Aujourd’hui, j’accepte.
Ma réalité est dans la présence, pas dans la quantité.

J’aurai ce qu’il faut.
La juste mesure, celle de mon rythme.
Et mon corps apprend, mémorise.
Ne pas céder. Persévérer.
Et progresser.

Aujourd’hui, je vous partage un point d’entrée dans une réflexion personnelle autour de ma production en céramique.Ce n’...
04/11/2025

Aujourd’hui, je vous partage un point d’entrée dans une réflexion personnelle autour de ma production en céramique.
Ce n’est qu’un extrait d’une pensée plus vaste, que je pose petit à petit.

Je le fais aussi, je l’avoue, pour des raisons un peu égoïstes : mettre ces mots dehors, c’est déjà leur donner corps, les rendre réels.
C’est une manière de ne pas rester seule face à mes questionnements et d’ancrer ma réflexion dans le concret, dans l’action, dans la matière.

Et puis, pour des raisons plus collectives aussi — j’aimerais que cette réflexion vive à plusieurs voix.
Que l’on puisse échanger, partager nos expériences, confronter nos doutes et nos élans.
Peut-être que vos retours nourriront ma démarche, et que la mienne fera écho à la vôtre.

Que pensez-vous de ce format ? Est-ce que ce type de réflexion vous parle ?

Bientôt, j’aimerais aborder des sujets comme la pièce d’art, la pièce utilitaire, ou encore repenser notre rapport aux salons et marchés spécialisés.
Et vous, quels sujets liés à la création ou à la production vous inspireraient à explorer ?

Retour du salon des Métiers d’Arts de Lannion ! Merci pour votre accueil, très belle réussite et belle ambiance, belles ...
03/11/2025

Retour du salon des Métiers d’Arts de Lannion !
Merci pour votre accueil, très belle réussite et belle ambiance, belles rencontres et beaux achats ❣️. Merci aux clients, aux collègues, aux organisateurs et aux bénévoles.

D’ailleurs, cette belle première pièce — ma version du duo avec .labrunie.ceramique — n’aura pas passé beaucoup de temps sur le stand ! Merci 🙏🏻

Un peu triste de la voir partir, car c’était la fausse jumelle de celle de Théo, notre tout premier essai ensemble. Mais surtout heureuse d’avoir vu des étoiles dans les yeux de la personne qui l’a adoptée.

C’est bien ça qu’on veut : partager un peu de bonheur à travers des objets simples du quotidien.

Et rassurez-vous… il y aura évidemment des petits frères et sœurs 🫶.

Adresse

2 Rue De La Gare
Châtelaudren
22170

Heures d'ouverture

Lundi 10:00 - 13:00
Mardi 10:00 - 13:00
Jeudi 10:00 - 13:00
Vendredi 10:00 - 13:00
Samedi 13:30 - 18:00

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Anne Lécuyer publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Anne Lécuyer:

Partager