Thomas Billoux Luthier

Thomas Billoux Luthier Thomas Billoux Luthier, spécialiste Violon Alto Violoncelle en Bourgogne...

20/06/2025

❓Existe-t-il un futur pour les instruments de musique en France ?

C’est une question qui nous hante en ce début de . Car lorsqu’un instrument disparaît…
👉 Ce sont des métiers qui s’éteignent.
👉 Ce sont des gestes, des savoir-faire, des histoires qui s’effacent.
👉 C’est aussi une part du rayonnement culturel français qui disparaît.
👉 Ce sont enfin des musiciens, des ensembles, des orchestres qui ne peuvent plus jouer, transmettre, ni créer.

✨ Pour que la musique continue, il faut des instruments. Et pour que l’innovation perdure, il faut protéger ceux qui les fabriquent. ✨

Cette semaine, la facture instrumentale française est mise à l'honneur, notamment lors de la journée professionnelle consacrée à l’innovation.

Or innover, c’est précisément ce que font nos artisans, nos entreprises, depuis des siècles : faire évoluer les instruments pour accompagner l’expression artistique, génération après génération.

📍Dans cette histoire de l’innovation musicale, la France occupe une place singulière.

Nos savoir-faire sont reconnus dans le monde entier.

Nos instruments font rayonner la musique française sur toutes les scènes : conservatoires, festivals, grands orchestres.

Mais aujourd’hui, une question brutale se pose : ces instruments auront-ils encore un avenir ?

En 2025, les 2 700 entreprises du secteur - de l’artisan indépendant aux PME exportatrices - qui emploient plus de 6 500 personnes en France, font face à une conjonction de crises économiques, commerciales, environnementales.

Et plus grave encore : des décisions actuellement discutées à la CoP 20 de la CITES pourraient restreindre radicalement l’accès à certains bois essentiels - irremplaçables - pour fabriquer clarinettes, hautbois, archets…

Si ces décisions sont prises sans discernement, c’est tout un pan de la facture instrumentale française qui risque de disparaître.

Sans que cela ne réponde vraiment à l’enjeu de lutte contre la déforestation, puisque la filière haut de gamme travaille avec des ressources rares mais traçables, dans une logique de préservation durable.

🎯 Nous appelons les pouvoirs publics, en France et en Europe, à se mobiliser dès maintenant.

À défendre une approche lucide, différenciée, constructive dans les négociations internationales.

À faire en sorte que les décisions prises en décembre ne signent pas la fin du futur pour les instruments de musique.

Crédit photo : Atelier du Quatuor

29/04/2023

English version below
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Présentation du jury (les archetiers) - part 13
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Né au Mans en 1958.
Christophe Schaeffer étudie à l'École de Mirecourt, section Archèterie, il a été l'élève de Bernard OUCHARD.
En 1978, Christophe remporte la Médaille d'or au 6ème Concours International de la "Violin Society of America", La Jolla, USA.
Désirant se consacrer exclusivement à la création, Christophe SCHAEFFER s'installe et travaille à Avigon, en exclusivité pour Philippe Dupuy (petit-fils d'Eugène SARTORY), lurhier à Paris.
S'inspirant d'Eugène SARTORY, Christophe SCHAEFFER crée ses propres modèles.
Sa définition de l'archet:
" Simple solidification de la pensée. Il a la droiture et la souplesse d'un plongeoir, celui qui nous retrempe dans l'innocence initiale, part belle de l'enfant en nous, que l'on pourrait enfin appeler le style ".
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Presentation of the jury (the bow makers) - part 13
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Born in Le Mans in 1958.
Christophe Schaeffer studied at the National School of Mirecourt, section Archèterie, he was the pupil of Bernard OUCHARD.
In 1978, Christophe won the Gold Medal at the 6th International Competition of the "Violin Society of America", La Jolla, USA.
Wishing to devote himself exclusively to creation, Christophe SCHAEFFER settled and worked in Avigon, exclusively for Philippe Dupuy (Eugène SARTORY's grandson), lurhier in Paris.
Inspired by Eugène SARTORY, Christophe SCHAEFFER creates his own models.

His definition of the bow:
"Simple solidification of thought. It has the straightness and suppleness of a diving board, the one that pulls us back into the initial innocence, the beautiful part of the child in us, that we could finally call style"

17/03/2023

English version below
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Vous pouvez dès maintenant découvrir les membres du jury du 1er Concours International de Lutherie et d'Archèterie de Mirecourt.

Rendez-vous sur notre site internet https://www.lame-mirecourt.fr/compo-jury

A venir ici, un portrait de chacun des membres, restez branchés !

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You can now discover the members of the jury of the 1st International Violin and Bow Making Competition of Mirecourt.

Visit our website https://www.lame-mirecourt.fr/en/compo-jury

Coming soon, a portrait of each member, stay tuned!

09/10/2022

Un très beau rendez-vous se prépare… et c’est à MIRECOURT 🎻

06/10/2022

😂😂😂

Toute une filière artisanale en danger de mort !La fin de l'archèterie dans le monde ?A partager de toute urgence, merci
03/10/2022

Toute une filière artisanale en danger de mort !
La fin de l'archèterie dans le monde ?

A partager de toute urgence, merci

Communiqué Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale - CSFI - Groupement des luthiers et archetiers d'art de France - - Association Française des Orchestres - Forces Musicales - PROFEDIM - Snam-CGT

Bois de pernambouc : quel avenir pour l’espèce, les archetiers et les musiciens ? La voix de la France doit se faire entendre.

Les archetiers du monde entier sont très inquiets quant à l’avenir de leur profession. Mais au-delà, ce sont aussi les musiciens, les ensembles et orchestres dont l’activité va être entravée : c’est toute la vie musicale telle que nous la connaissons qui peut se retrouver bouleversée à très brève échéance. Leur sort sera décidé lors de la CoP19 de la CITES (1) au mois de novembre où sera étudiée la demande du Brésil.

L’Union Européenne se positionne sur la proposition du Brésil le 29 septembre prochain. La France a une place importante dans les discussions en cours : aujourd’hui elle se tait et ne défend pas la cause des archetiers et de tout l’écosystème musical. Cet abandon est inexplicable et insupportable !

Un bois déjà protégé dont l’utilisation est encadrée

Le bois de pernambouc - seul bois utilisé à ce jour pour la fabrication des archets haut de gamme et professionnels – est classé à la CITES depuis 2007. Le commerce du bois servant à la fabrication des archets nécessite l’obtention de permis (autorisations administratives obligatoires).

Ce que représente la proposition brésilienne

Aujourd’hui, le Brésil - unique pays dans lequel pousse cet arbre – propose de durcir la réglementation existante en interdisant le commerce du pernambouc en l’étendant aux archets. Cela revient à supprimer tout approvisionnement aux archetiers les condamnant à l’extinction. Les transactions commerciales portant sur les archets et les musiciens voyageant avec leurs archets seraient alors soumis au système de permis CITES. Ce qui donnerait lieu à des démarches administratives insurmontables. A titre d’exemple, le passage en frontières dans deux pays d’un orchestre symphonique engendrerait l’exécution de 480 formalités administratives pour les seuls archets de l’orchestre.

Les archets, un danger pour la ressource ?

L’archèterie en France et dans le monde est une activité majoritairement artisanale. Elle utilise très peu de pernambouc. La consommation en France est estimée à 1 arbre par an pour l’ensemble des artisans. Ce n’est donc pas cette activité qui menace le pernambouc mais, par exemple, le remplacement de la forêt par des
plantations de pins et de l’eucalyptus et l’urbanisation de la région où pousse cette espèce.

Les archetiers acteurs de la conservation depuis plus de 20 ans

Les archetiers ont toujours eu à cœur de préserver cette espèce irremplaçable. Depuis 2000, les professionnels du monde entier, rassemblés au sein de l’IPCI (2), ont initié au Brésil des actions en faveur de la conservation du pernambouc, en lien avec les autorités et des ONG brésiliennes. 340 000 pernambouc ont déjà été plantés
dont une part importante ne sera jamais exploitée pour assurer la conservation de l’espèce. Le Brésil, dans sa proposition, omet de prendre en compte cette donnée fondamentale dans le processus de réflexion des Parties.

L’archèterie est aujourd’hui directement menacée. Sans cette espèce, c’est la fin des archets et de ses savoir-faire centenaires. C’est aussi la musique telle que nous la connaissons aujourd’hui qui est mise en péril. La France a le devoir de s’en préoccuper.

(1) - La CITES est la Convention pour le contrôle international du commerce des espèces menacées. - La 19ème Conférence des Parties (CoP) se réunit au Panama du 14 au 25 novembre 2022

(2) - Initiative Internationale pour la Conservation du Pernambouc

22/12/2021

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