14/05/2026
Le petit garçon regarde l’objectif avec de grands yeux calmes. Sa veste trop grande pour lui semble vouloir le protéger du froid et du monde. Derrière lui, le mur brut raconte une époque simple, sans artifices.
L’homme d’aujourd’hui, lui, porte dans son regard les années traversées : des combats silencieux, des déceptions, mais aussi une force tranquille. Ses lunettes encadrent des yeux qui ont appris à comprendre avant de juger.
Dialogue entre le moi d’aujourd’hui et le jeune moi
— Petit toi, pourquoi tu regardes comme ça ? On dirait que tu cherches déjà à comprendre la vie.
— Je ne sais pas… J’attends peut-être qu’on me dise ce qui va arriver.
— Alors écoute-moi bien. Tu vas grandir plus vite que tu ne le crois. Tu connaîtras des moments où tu te sentiras seul, même entouré. Mais ne laisse jamais cette solitude te faire croire que tu ne comptes pas.
— Est-ce que je serai heureux ?
— Pas tout le temps. Et c’est normal. Tu vas tomber, parfois durement. Tu vas faire confiance aux mauvaises personnes. Tu vas aussi douter de toi plus souvent qu’il ne faudrait.
Mais chaque blessure t’apprendra quelque chose que personne ne peut enseigner dans les livres.
— Est-ce que je deviendrai fort ?
— Oui… mais pas comme tu l’imagines aujourd’hui.
La vraie force, ce n’est pas de ne jamais pleurer. C’est de continuer malgré les peurs. C’est de rester doux dans un monde qui pousse souvent à devenir dur.
— Et toi… tu es fier de moi ?
— Plus que tu ne peux le comprendre.
Tu vois cet homme devant toi ? Il porte encore tes rêves, même ceux que tu as oubliés. Il a survécu aux tempêtes que tu ne peux pas encore imaginer.
— Alors quel conseil tu me donnerais ?
— Plusieurs.
D’abord : ne cherche pas toujours à être accepté. Les gens changent, les regards aussi. Reste fidèle à ce que tu es.
Ensuite : dis plus souvent aux gens que tu les aimes. Le temps passe vite, beaucoup plus vite que tu ne le crois aujourd’hui.
Et surtout : prends soin de toi. Pas seulement de ton corps, mais aussi de ton cœur. Ne garde pas toutes tes douleurs en silence.
— Est-ce qu’on garde quelque chose de l’enfant qu