16/10/2026
🔥 PATRIMOINE TAILLANDIER 🔥
Un lopin de fer qui a traversé l’Histoire : notre fer puddlé a de belles choses à raconter
Autour de notre taillanderie, tout un circuit de solidarité et d’intelligence collective : voici comment ce fer est arrivé jusqu’à nous. Fin 2020, Adrien Lacheny passe une semaine de stage à l’atelier. De retour en Charente-Maritime, il est contacté par Jean-Paul Duc, ferronnier d’art, qui veut se défaire de son stock de fer et d’acier anciens, pour un prix symbolique, à la clôture de son exercice. Adrien comprend tout de suite ce que cela représente. Il appelle Simon.
Le reste, lui, n’a rien de symbolique : cinq tonnes de barres, certaines jusqu’à 80 kg, un atelier d’accès difficile et personne pour charger le camion. Nous avons frappé à la porte du club de football de Meursac. Aucun bénévole disponible… sauf son président, Yves London, venu nous aider lui-même, sans condition, alors qu’il ne nous connaissait pas.
Pourquoi tant d’efforts pour du « vieux fer » ? Parce que Simon sait ce qu’il a entre les mains. Des barres de 50 mm de section, d’une facture bien plus ancienne que le stock lui-même, au corroyage intensif, aux propriétés mécaniques remarquables. Pour lui, de quoi fournir toute une carrière. Cinq ans plus t**d, il en reste dans presque tous nos outils.
D’où vient ce fer ? Nous suivons une piste : forgé aux Forges de la Chaussade à Guérigny pour la Marine, travaillé à l’arsenal de Rochefort, il aurait circulé après la fermeture de l’arsenal (1926-1927), jusqu’à la quincaillerie de Saint-Genis-de-Saintonge, puis chez Jean-Paul Duc. Une hypothèse que nos recherches aux archives continuent de nourrir.
Merci à Adrien, à Jean-Paul et à Yves. Le récit complet est à venir sur notre blog.