30/05/2026
Lorsque je prends mes pinceaux, jâai besoin de calme. De silence. Dâun instant pour me recentrer.
Cela ne vient pas toujours immĂ©diatement. Parfois, il faut attendre. Laisser les pensĂ©es sâapaiser, retrouver le fil de lâinstant prĂ©sent.
Puis, peu Ă peu, je mâabandonne au geste et me laisse guider par ma main. Je ne rĂ©flĂ©chis plus vraiment.
Comme plongĂ©e dans un monde parallĂšle, je regarde naĂźtre les formes et les couleurs, sans savoir exactement oĂč elles me mĂšneront.
Quelque chose est dĂ©jĂ lĂ , pourtant. Invisible encore, mais prĂȘt Ă Ă©clore sous mes doigts.