18/08/2026
Ce superbe cartel en corne verte d’époque Louis XV (Deuxième quart du XVIIIe siècle) a également conservé son mouvement.
Au 18ème siècle, on nommait « Cartel » les pièces d’horlogerie destinées à être accrochées aux murs avec leur socle (appelés également cul de lampe), leur corps principal et leur chapiteau. Pour certaines commandes spéciales, du placage de corne transparente s’appliquait sur une structure de bois ; la couleur verte était réalisée par application d’oxyde de fer avant la pose du placage.
Ce cartel est garni d’une riche ornementation de bronzes rocaille alliant symétrie et dissymétrie et dégageant un élégant dynamisme dans un parfait équilibre.
Le socle à bandes pétiolées, chutes de feuilles d’acanthe aux angles se termine par un bourgeon à feuilles et graines.
Le cadran est composé de douze cartouches émaillés sur fond de laiton au décor central des arts musicaux et les sciences et pointe à tracer avec plaque de signature ROQUELON/A.PARIS.
Il indique les heures en chiffres romains par deux aiguilles dont l’une est fleurdelisée.
Mouvement à huit jours avec platines carrées assemblées par quatre piliers balustres à goupilles arrière, échappement à verge, sonnerie des heures et des demi-heures sur le timbre, avec signature ROQUELON/A.PARIS sur la platine arrière.
Étienne ROQUELON (décédé en 1776), reçu maître horloger en 1718 par privilège de l’hôpital de la Trinité. Dès 1728, il s’installe rue de la Savaterie, puis en 1746 rue Saint-Martin. On peut admirer des exemples de son travail au château de Jagdschloss, à Moritsburg.
Intervention par l’atelier en ébénisterie sur le chapiteau, le corps du cartel et le cul de lampe ou applique, restauration de la corne, des laitons, finition vernis gomme laque appliquée au tampon
Restauration de la corne, ajout de corne sur les zones manquantes fourniture par Atelier Delaruelle ,
restauration du mouvement par Laurent Carpentier lille
Réseau Excellence EPV Hauts-de-France Label EPV