21/02/2026
A la base, la terre ne m'attirait pas du tout !
A 17 ans, je m'ennuie à mourir d'écouter 8 profs par jour réciter des cours qu'ils répètent depuis 30 ans.
J'ai besoin de faire quelque chose de mes mains mais je ne sais pas vraiment quoi.
Mes parents, inquiets, me font rencontrer une conseillère d'orientation dans un centre spécial.
Je lui parle de mon grand intérêt pour les couleurs et mon attirance pour le manuel. Elle me parle de la céramique, que je ne connais pas, mais je me souviens être rentrée chez moi avec une grand soulagement, comme une évidence, certaine que c'était ça ma voie.
J'entame alors une école de céramique en Bourgogne durant 4 ans.
Comme un poisson dans l'eau, je raccroche avec la scolarité et me plonge dans l'univers du décor.
Je m'y consacre tellement, que je décroche prix et bourses qui me permettent de continuer en école supérieure.
A ce moment là, je ne veux pas façonner la terre, je me demande comment mes collègues peuvent avoir toujours les mains dans l'eau et la barbotine.
Je veux être mosaïste. Les émaux permettent de créer des couleurs, des aspects, profondeurs qu'on ne peut obtenir par la peinture ou le verre.
Les recherches de recettes composées de minéraux sont infinies.
Puis au fil de mes nombreux stages dans toute la France, je finis par adopter cette matière et deviens addict.
Les formatrices que je rencontre en école supérieure à Antibes, Odile&Françoise, croient en moi. Des liens forts se créent. Rien à voir avec le regard que l'on portait sur moi en lycée général.
Je passe de sauvage et timide à épanouie et convaincue.
, qui m'enseigne à côté les arts plastiques depuis toute petite m'accompagne dans le concours que je passe pour l'admission dans cette 2e école d'art.
Trois personnes qui comptent énormément dans ce parcours.
Je vous suis très reconnaissante et pense souvent à vous, surtout lorsque j'enseigne, à mon tour !
Je sais que vous me lirez.
Tout ça pour dire que, il y a toujours des personnes qui trouveront notre projet trop fou, par jalousie, incompréhension ou autre et que ce ne sont pas celles-là qu'il faut écouter.
S'écouter soi et les rencontres qui, par une sensibilité commune que sais-je, ont confiance en vous.