08/05/2026
Je ne suis pas très actif par ici depuis quelques semaines (mois 🫣) : je traverse une zone de turbulences et même si j’ai sagement attaché ma ceinture, ça secoue pas mal. 🌪️
De grosses questions, pas mal de remise en cause, des doutes et des inquiétudes face aux boutiques de créateurices qui ferment, aux institutions qui soutiennent de moins en moins, au secteur culturel qui se rabougrit encore et encore, à l’offre d’événements ponctuels qui explosent alors que le pouvoir d’achat fond au soleil…
Il y a 9 ans, lorsque j’ai décidé de faire ce métier, c’était avec la conviction qu’il était possible de proposer du fait mains à des prix raisonnables, pour que l’étudiant ou le jeune couple comme celleux qui ont plus de moyens puissent craquer et se faire plaisir. L’état de nos sociétés qui affrontent des crises successives, se replient sur elles-même et espèrent des jours meilleurs pour ressortir de leurs coquilles rend les choses encore plus compliquées pour les artisans et les artistes. Pour l’instant, je me refuse à adopter un positionnement excluant qui ferait rimer métier d’art avec gros richards. Mais est-ce encore viable autrement ? That is the question !
Toutes ces années, j’ai rencontré des personnes sublimes qui m’ont démontré par l’exemple que l’art était un levier magique pour être ensemble et se voir différemment. Dernièrement, je passe beaucoup de temps à transmettre, à défaut de créer. Avec des gamins de primaire, des étudiantes et étudiants post-bac, des adultes… et force est de constater que les placer dans des postures qui les surprennent et leur font voir le monde différemment me fait vibrer.
Alors en attendant de trouver des réponses à mes questions, et de savoir comment cheminer vers demain, je vous partage ce galet décoré découvert au détour d’un pub écossais enfoui au cœur du Parc national des Cairngorms.