Atelier Darbroche

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Errance_●Quelques mots depuis ici pour rappeler mon existence... Je me doute que cette publication ne va pas faire d'éti...
29/08/2026

Errance_

Quelques mots depuis ici pour rappeler mon existence...

Je me doute que cette publication ne va pas faire d'étincelles et tant p*s, la verront celles et ceux qui la verront. De toute façon, des étincelles, je pense que nous en avons eu assez cet été.

Alors voici quelques images calmes histoire de légèrement contrecarrer la marche en avant. Pour s'arrêter un peu. Ne pas oublier de regarder, pour garder de nouveau près de soi ce qui je crois, a peut-être le plus de sens.

Car dans la nature, rien ne ment.
Un matin fin d'été
J'ai tenté d’enlacer
La lenteur de ce monde.
Les pensées s'y s'accordent
Au tremblement des feuilles,
Elles n'attendent presque rien
Qui ne soit déjà là.
Sur le granit du gué
Je me suis assis bas,
Lui ne tremble jamais.
Patienter le soi-même
Qui surgit au matin,
Tout autour suspendu
Aux paroles non dites,
Le silence est une cape
Mimant les peaux sensibles
Ordonnant au tumulte
De bien fermer sa goule.
Tous droits réservés Atelier Darbroche

Lumière_●Il arrive parfois que dans la pénombre de l'atelier se laissent travailler les clartés. Elles s'apprivoisent le...
14/08/2026

Lumière_

Il arrive parfois que dans la pénombre de l'atelier se laissent travailler les clartés. Elles s'apprivoisent lentement, geste après geste. Dans un aller-retour incessant entre les quatre murs de la cabane blottie près du noisetier et les profondeurs perdues de la forêt, là où, sous les branches d'épines, les rayons peinent à percer, la lumière, aussi faible soit-elle, transmet sa force et se raconte. Elle est toujours plurielle, tantôt vive tantôt douce. Certaines d'entre elles se fuient, d'autres se cherchent. Certaines se cachent quand d'autres s'imposent. L'obscurité peut la révéler et elle sait éteindre les sombres.

Et puis de temps en temps, le bois devient le trait d'union. Le lieu par lequel transitent les lueurs.
Ici, duo de plafonniers tournés en Frêne des Vosges, désormais bien installé chez Anja et François, quelque part en Belgique 🌞
Conception sur commande exclusivement.
Formats et finitions variées, à la demande.
Si ce type de pièces vous intéresse, écrivez-moi !

À bientôt,

-g-
Tous droits réservés Atelier Darbroche

Ce qui fait sens_●Il faut savoir regarder dans l'éphémère le durable à protéger.Cliché forestier réalisé sur les terres ...
04/08/2026

Ce qui fait sens_

Il faut savoir regarder dans l'éphémère le durable à protéger.
Cliché forestier réalisé sur les terres de Vincent Munier, là où j'ai toujours marché, lieu tenu secret, à préserver.
Tous droits réservés Atelier Darbroche

Vœu_●Donner la main à la Nature(et son cœur).Épiderme photographique sur tissu ancien de la grand-mère Rose Marguerite.T...
31/07/2026

Vœu_

Donner la main à la Nature
(et son cœur).
Épiderme photographique sur tissu ancien de la grand-mère Rose Marguerite.
Tous droits réservés Atelier Darbroche

Autant_●Le temps semble absolument uniforme lorsqu'on lui octroie sa liberté, pourtant il se modifie sans cesse lorsqu'o...
26/07/2026

Autant_

Le temps semble absolument uniforme lorsqu'on lui octroie sa liberté, pourtant il se modifie sans cesse lorsqu'on en a la conscience. Certains temps s'avèrent distendus, magnifiquement alanguis, nonchalamment déposés sur la peau de nos jours, là où d'autres s'échappent en une simple respiration. L'haletant du ressac a le pouvoir de s'imposer comme métronome, guidant le va-et-vient de la présence et de son pendant, l'absence. Parfois le temps s'inverse, se redresse, se renverse, s'annule, parfois même il donne le sentiment de disparaitre, volatilisé dans l'instant vécu. Le temps est un ennemi qui s'apprivoise dans la distance, et un ami livrant combat dans le contact. Dans ce grand absolu, le temps peut devenir palpable, tangible, tout autant que parfaitement immatériel. Mais les dermes qui s'effleurent parlent toujours du temps sensible, car un frisson épidermique ne ment jamais. Dans le regard porté au vague je sens la forêt trembler.

Sous la pellicule des feuilles vibrantes, le cœur de la nature, miroir des nôtres, raconte ce qui n'a pas lieu de s'expliquer.

Ce qui existe sans exister.
Ce qui se ressent sans toucher.
Et ce qui se caresse en pensée.

Ivresse.
Cliché forestier réalisé sur les terres de Vincent Munier, là où j'ai toujours marché, lieu tenu secret, à préserver.
Tous droits réservés Atelier Darbroche

Bidim_●Aussi un des trucs qui m'occupent en ce moment quand je cuis littéralement dans la cabane - pas merci à l'inactio...
25/07/2026

Bidim_

Aussi un des trucs qui m'occupent en ce moment quand je cuis littéralement dans la cabane - pas merci à l'inaction de nos dirigeants en carton mâché qui font les soumises à quatre pattes caleçon aux chevilles devant les lobbies, ni aux chefs des grandes entreprises mortifères dont on connaît les noms pour lesquels l'appât du gain est plus important que le maintien de conditions de vie durables, ni aux médias poubelle qui détournent le regard vers ce qui arrange leurs financiers, ni aux abrutis qui ferment les yeux en considérant tout ça comme une fable, mettent en doute par leur scepticisme avéré et ne font rien dans leurs choix ni leur quotidien pour que les choses s'améliorent un tant soit peu - alors je déménage au bureau-atelier dans la maison.
J'ai maintes fois montré ici les copeaux merveilleux qui croisent parfois soudainement mon chemin et apparaissent quand je travaille à la plane ou au rabot.

Des boîtes aux couvercles couverts de sciure s'empilent, contenant ces petites insignifiances tordues, comme autant de réminiscences silencieuses de gestes simples du passé habillés de toiles d'araignées au parfum sépia.

Mon archéo à moi, juste là, sous des couches de poussière.

Les natures de bois se suivent sans se ressembler. C'est peut-être ce qui fait leur force. Celui-là est en merisier. Je m'extirpe du rond, du volume, pour revenir à mes bases. À plat. Tabula rasa. Une sorte de marqueterie abstraite, papier de bois, l'exploration permanente du champ des possibles.

De l'arbre au tableau en passant par le copeau, patiemment découpé, composé. Il ne s'agit que de l'une de ces pièces car bien d'autres sont déjà nées. Ce n'est même pas la plus intéressante mais c'est la seule que j'ai pris en photo.

La suite à venir un de ces jours, quand mon cœur arrêtera de pleurer pour les forêts couleur de sang.
Tableau végétal
Médaillon Chant des Forêts Camelir. boutons haute couture
Carte portrait Julie Eva Muñoaga
Cabanon soliflore Darbroche
Tous droits réservés Atelier Darbroche

Errance immobile_●Laisser libres certains espaces.Puisque la vacance est l'humus pour ce qui se trame.Dans les tourbillo...
17/07/2026

Errance immobile_

Laisser libres certains espaces.
Puisque la vacance est l'humus pour ce qui se trame.

Dans les tourbillons presque immobiles, des choses s'enroulent, tout est flux, parfois flou, chaque jour irrémédiablement lié à l'hier et aux demains.

Une pelote de laine. Le fil conducteur de l'existence n'est peut-être que le battement d'un cœur, finalement.

Sur les étagères des carnets patientent. Comme les ciels de se charger de nuages. De mots qui dansent et qui s'écoulent. L'été est un peu silence. Je regarde les marguerites s'épanouir. Les insectes butiner. La pomme mûrir.

Je n'écris pas beaucoup. Les calligraphies s'octroient une halte. Elles existent mais se cachent derrière des voiles rassurants.
L'ébullition pourtant. Mais l'hibernation des saisons chaudes.

La cabane est un refuge. Je crois habiter dans ma tête.
Sur les estives des phrases se balancent au gré des brises. En pleine floraison, elles s'enracinent.

La rage se cultive lentement. L'émerveillement est immédiat.
Je parle au vide. Lui sait accueillir ce qui se cueillera.
Mais plutôt plus t**d. Laisser le temps au temps.

Et la ligne dans son dénuement imagine les pas. Elle si cagneuse. Si improbable.

D'un mont à l'autre s'explorent les failles. Et les fêlures. Le paysage est un corps alangui s'apprivoisant déjà du regard.
Aux brisants abandonner les oripeaux. Sur la page blanche réapprendre l'horizon bleu. Et l'insondable. Se repaître d'infini. Bouffer du vent. Glaner de l'œil. Patienter la tempête. Car la pensée est une préméditation.

Du vécu avant de vivre. Du contemplé en projection.

Éprouver. Puisque le ressenti ne ment jamais.
Lui.
Tous droits réservés Atelier Darbroche

Adresse

Nancy
54000

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