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DUstudiO Interior Designer-Decorator Olga Chihai DUSCIAC Interior Design & Decoration

Une pente à 35 degrés ne m’annonce jamais une chambre toute faite. Elle m’annonce d’abord une hauteur perdue.Alors je co...
03/09/2026

Une pente à 35 degrés ne m’annonce jamais une chambre toute faite. Elle m’annonce d’abord une hauteur perdue.

Alors je commence toujours par la même chose : ce qu’on veut faire tenir dans cette pièce, et comment on va y vivre. C’est ça qui décide du plan — pas l’inverse.

Là où le toit descend, je range. Là où il remonte, je laisse respirer l’espace. Les poutres, je ne les cache pas : on ne cache pas ce qui tient la maison debout.

Les proportions posées, le programme respecté. La pièce n’a rien perdu — elle est juste réconciliée avec sa pente.

Un hôtel particulier à Garches, réhabilité en appartements de standing.Ici, une bibliothèque métallique qui sépare sans ...
29/08/2026

Un hôtel particulier à Garches, réhabilité en appartements de standing.

Ici, une bibliothèque métallique qui sépare sans fermer — on la traverse du regard avant de la traverser du corps, jusqu’à la cuisine.

Dans cet HÔTEL PARTICULIER de Garches, une bibliothèque en métal fin, comme un claustra, pose l’espace du salon sans jam...
27/08/2026

Dans cet HÔTEL PARTICULIER de Garches, une bibliothèque en métal fin, comme un claustra, pose l’espace du salon sans jamais cloisonner le grand séjour ouvert sur la cuisine et la salle à manger.
Près de la cheminée, des disques en LAITON suspendus par un fil — comme des bijoux posés sur le mur, un collier qu’on aurait accroché plutôt que porté. Même finesse de trait que le claustra, même écriture.
Une menuiserie courbe referme la séquence en douceur — la maison de maître retrouve une circulation fluide, sans perdre son caractère.

On scrolle, tout est beau — et c’est précisément là que le regard commence à se perdre.À force d’images parfaites, on fi...
25/08/2026

On scrolle, tout est beau — et c’est précisément là que le regard commence à se perdre.

À force d’images parfaites, on finit par confondre ce qui coûte cher et ce qui ne coûte rien, ce qui tient dans le temps et ce qui s’effondre. Le luxe paraît partout, donc accessible — mais c’est un effet d’optique. Le standard, l’ordinaire, tout ce qui n’est pas assez beau pour être posté a simplement disparu de nos écrans.

Et puis il y a les rendus 3D. Beaux, réalistes, rassurants. Ils ont créé une exigence nouvelle : tout voir avant, tout valider avant même que rien n’existe. Mais on valide une image, pas un chantier. Les vrais coûts, eux, restent hors champ.

La belle image rassure. Elle déplace seulement le projet du réel vers sa représentation.

Deuxième volet dans dix jours — celui qui parle du geste, de l’intuition, et des plus beaux intérieurs que je n’ai jamais photographiés.

Une bibliothèque, un portrait ancien, des suspensions en verre fumé au-dessus d’une table en marbre.On construit un inté...
24/08/2026

Une bibliothèque, un portrait ancien, des suspensions en verre fumé au-dessus d’une table en marbre.
On construit un intérieur comme on construit une phrase — chaque élément à sa juste place, rien de trop.

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Un couloir n’est jamais un simple passage.Ici, le chevron clair, une console suspendue en bois massif, un miroir pleine ...
18/08/2026

Un couloir n’est jamais un simple passage.
Ici, le chevron clair, une console suspendue en bois massif, un miroir pleine hauteur — et déjà, le ton de tout l’appartement est donné.

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Deux semaines, chaque été. Zéro chantier, zéro téléphone.Le reste de l’année, je vis au rythme de mes projets à Paris et...
31/07/2026

Deux semaines, chaque été. Zéro chantier, zéro téléphone.
Le reste de l’année, je vis au rythme de mes projets à Paris et dans l’Ouest parisien — celui des artisans, des clients, des plans qui bougent jusqu’au dernier moment. J’aime ce rythme. Mais je crois qu’aucun rythme ne devrait durer toute une vie sans pause.

Alors une fois par an, je pars voir ailleurs. D’autres lumières, d’autres matières, d’autres façons d’habiter un lieu. Ce n’est pas du repos pour le repos — c’est une façon de garder un regard neuf sur mon métier.

Pendant ce temps, mes chantiers continuent. C’est aussi ça, avoir construit une équipe de confiance.

Je reviens toujours avec quelque chose que je n’aurais pas trouvé en restant.

Le monde va vite. Je ne suis pas sûre qu’on sache encore très bien pourquoi.On nous dit que ralentir est un luxe. Je me ...
29/07/2026

Le monde va vite. Je ne suis pas sûre qu’on sache encore très bien pourquoi.
On nous dit que ralentir est un luxe. Je me demande, de plus en plus, si ce n’est pas l’inverse — si ce n’est pas la dernière chose vraiment humaine qu’il nous reste.

Ce carrousel n’a pas de conclusion. Juste une question qu’on porte, chacune à son rythme.

28/07/2026

La plus grande de réalisation dans notre métier est le plaisir des clients à habiter un lieu que nous avons construit ensemble

Vous avez vu passer des dizaines d’intérieurs parfaits, générés en quelques secondes. De quoi se demander pourquoi un vr...
20/07/2026

Vous avez vu passer des dizaines d’intérieurs parfaits, générés en quelques secondes. De quoi se demander pourquoi un vrai projet prend encore du temps.
Voici ce que je constate, de l’intérieur du métier.

L’image, on la génère. Un lieu, on le pense. Et penser un lieu, c’est anticiper la fluidité — la circulation, l’enchaînement des espaces — en composant avec des contraintes qu’aucune image ne montre. Ça, l’IA ne le devine pas : il faut le lui apprendre. Ce travail-là ne se voit nulle part, et c’est pourtant lui qui fait qu’on s’y sent chez soi.

L’IA ne fait pas vraiment gagner du temps : il faut poser les bases, formuler, recommencer, ajuster — beaucoup — avant d’obtenir quelque chose de juste. Ce qu’elle génère surtout, c’est de la pression : une course imposée par la vitesse, le hype, les algorithmes.

Face au même outil, deux architectes n’obtiennent pas le même résultat. Les meilleurs sont, sans exception, ceux qui savaient déjà lire un espace avant l’IA. Créer demande des temps morts — ceux où l’idée mûrit. La vitesse les efface, et un regard qui ne se transmet plus s’efface avec eux, doucement.

Alors je fais un autre choix. Un lieu pensé lentement, loin du bruit — un endroit où l’on peut enfin sortir de la course. C’est ça, l’essentiel.

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