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09/10/2026
09/10/2026
Et si bien vieillir chez soi commençait beaucoup plus tôt qu’on ne le pense ?Depuis quelque temps, lorsque je regarde un...
06/10/2026

Et si bien vieillir chez soi commençait beaucoup plus tôt qu’on ne le pense ?

Depuis quelque temps, lorsque je regarde un appartement ou une maison, ma première réflexion n’est plus seulement esthétique.

Je pense ergonomie.

Je regarde les gestes du quotidien : se baisser, se relever, attraper quelque chose en hauteur, entrer dans une do**he, porter des courses, circuler facilement, cuisiner sans multiplier les mouvements inutiles…

À 50 ans, on ne se considère évidemment pas comme vieux. Et pourtant, c’est peut-être justement le bon moment pour commencer à réfléchir à la manière dont notre logement pourra évoluer avec nous.

On peut faire du sport, entretenir sa mobilité, sa force, son équilibre — et heureusement ! — mais le corps change malgré tout avec les années.

Alors pourquoi attendre qu’un geste devienne difficile pour adapter son environnement ?

Une do**he de plain-pied.
Des rangements réellement accessibles.
Un four placé à une hauteur confortable.
Des tiroirs plutôt que des placards bas et profonds.
De bonnes circulations.
Un éclairage bien pensé.
Des sols sans obstacles inutiles.
Des prises, interrupteurs et poignées faciles à utiliser.

De petits choix d’aménagement peuvent considérablement simplifier le quotidien.

Et aujourd’hui, en cette Journée nationale des aidants, j’y pense aussi sous un autre angle.

Lorsque notre autonomie diminue, temporairement ou durablement, notre logement ne conditionne pas seulement notre propre confort.

Il conditionne aussi celui de la personne qui nous aide.

Aider quelqu’un à se lever, se déplacer, se laver, s’habiller ou simplement l’accompagner dans les gestes quotidiens peut être beaucoup plus difficile dans un espace qui n’a jamais été pensé pour cela.

Finalement, anticiper l’ergonomie de son logement, c’est prendre soin de son futur soi, préserver aussi longtemps que possible son indépendance… mais c’est également prendre soin de ceux qui, un jour peut-être, seront là pour nous aider

Et cela me fait penser que la conception d’un intérieur durable ne devrait pas seulement répondre à cette question :

« Comment ai-je envie de vivre ici aujourd’hui ? »

Mais aussi :

« Comment cet espace pourra-t-il m’aider à bien vivre demain — et faciliter la vie de ceux qui m’entourent ? »

Parce que bien concevoir, c’est aussi anticiper sans stigmatiser, faciliter sans médicaliser et permettre à chacun de rester autonome le plus longtemps possible.

Transformer sans effacer l’histoire du lieuRénover un bâti ancien, ce n’est pas chercher à le faire fonctionner comme un...
02/10/2026

Transformer sans effacer l’histoire du lieu

Rénover un bâti ancien, ce n’est pas chercher à le faire fonctionner comme une construction neuve. C’est d’abord comprendre comment il a été construit, puis travailler avec lui plutôt que contre lui.

Dans cette transformation, l’objectif est de conserver ce qui fait l’identité de la maison : le sol existant, ses irrégularités, ses ouvertures et le caractère de l’ancien. Le carrelage est ainsi préservé et devient même un élément fort de la nouvelle cuisine.

Sur les murs, le choix se porte sur des matériaux perspirants, comme un enduit ou une correction thermique à base de chaux et de chanvre. Dans un mur ancien compatible, ces matériaux permettent de mieux gérer les transferts de vapeur d’eau et l’humidité, contrairement à certaines solutions trop étanches qui peuvent perturber l’équilibre hygrothermique du bâti.

Le chanvre apporte également une correction thermique intéressante : la paroi devient moins froide au toucher et le confort ressenti peut être amélioré, tout en conservant la capacité du mur à gérer l’humidité. Il ne s’agit donc pas simplement d’embellir la pièce, mais de rechercher une intervention cohérente avec son fonctionnement.

La cuisine contemporaine vient ensuite prendre place dans cette enveloppe ancienne sans chercher à la masquer. Bois, teintes naturelles, matières brutes et lumière dialoguent avec le sol conservé et la texture des murs.

Réhabiliter l’ancien, c’est trouver cet équilibre : préserver, améliorer et adapter aux usages d’aujourd’hui, sans perdre ce qui faisait la qualité du bâti d’origine.

À Batimat, on parle beaucoup de rénovation, de réemploi, de sobriété et de transformation de l’existant.Et une question ...
30/09/2026

À Batimat, on parle beaucoup de rénovation, de réemploi, de sobriété et de transformation de l’existant.

Et une question me revient :

À force de vouloir rénover, ne finit-on pas parfois par effacer ce qui faisait justement la richesse d’un lieu ?

Rénover ne devrait pas systématiquement vouloir dire remplacer.

Dans le bâti ancien, certains matériaux, certaines irrégularités, certains éléments constructifs racontent une époque, des usages et surtout des savoir-faire.

Avant de démolir, déposer ou remplacer, il me semble essentiel de commencer par observer et comprendre.

Que peut-on conserver ?
Que peut-on réparer ?
Que peut-on adapter aux usages d’aujourd’hui ?
Et que mérite-t-on simplement de remettre en valeur ?

Bien sûr, il faut améliorer le confort, répondre aux nouveaux modes de vie et, lorsque c’est nécessaire, améliorer les performances du logement.

Mais une rénovation pertinente est, pour moi, celle qui réussit à trouver l’équilibre entre l’existant, l’usage, le confort, la performance et l’identité du lieu.

Finalement, le véritable luxe ne serait-il pas parfois de réussir à conserver ce que l’on ne saurait plus refaire aujourd’hui ?

Quand un projet « simple » devient un vrai casse-tête…Sur le papier, le projet semblait assez simple : un bel espace à r...
25/09/2026

Quand un projet « simple » devient un vrai casse-tête…

Sur le papier, le projet semblait assez simple : un bel espace à réorganiser, une cuisine à repenser, un salon et une salle à manger à mieux structurer.

Et puis viennent les contraintes.

Une télévision de 75 pouces. Un canapé d’angle généreux. Des meubles récemment achetés, auxquels le client tient — et c’est bien normal. Des accès au jardin qu’il faut absolument préserver. Une cuisine qui doit gagner en fonctionnalité et en rangements.

Et moi, devant mon plan, je déplace, je tourne, je mesure, je recommence…
Parce qu’il y a une chose que même un architecte d’intérieur ne sait pas faire : pousser les murs !

Ce projet me fait aussi réfléchir à une étape dont on parle finalement assez peu : le conseil au moment de l’achat du mobilier.

Avant de vendre un canapé, une table ou une télévision, prend-on suffisamment le temps de découvrir le client ? De lui demander quelles sont les dimensions de sa pièce ? Où se trouvent ses portes, ses fenêtres, ses circulations ? Quel est son mode de vie ? Et surtout : est-ce que ce meuble sera réellement adapté à son intérieur ?

Car un meuble peut être magnifique, confortable, parfaitement adapté aux goûts du client… et pourtant être disproportionné par rapport à l’espace qui doit l’accueillir.

Et lorsqu’il vient d’être acheté, la question devient encore plus délicate : comment expliquer qu’il limite fortement les possibilités d’aménagement, sans simplement demander au client de remplacer ce qu’il vient d’acquérir ?

C’est précisément mon défi du moment : composer avec l’existant, préserver autant que possible les achats du client et retrouver malgré tout des proportions, des circulations et une vraie cohérence dans l’espace.

Alors je retourne à mon plan.
Je mesure. Je déplace. Je recommence.

Parce que parfois, les projets qui paraissent les plus simples sont ceux qui vous font le plus réfléchir.

Une inspiration puisée dans l’univers du designTout commence par une envie : créer un espace de travail qui ne ressemble...
23/09/2026

Une inspiration puisée dans l’univers du design

Tout commence par une envie : créer un espace de travail qui ne ressemble pas simplement à un bureau, mais à un véritable lieu de caractère, où chaque objet participe à l’atmosphère.

L’inspiration s’est construite autour d’une sélection de mobilier repérée sur MOM (Maison&Objet and More), véritable vitrine du design et des tendances de la décoration. Le bureau A. Savini donne le ton : sombre, graphique et presque architectural, il devient la pièce maîtresse autour de laquelle se compose tout l’espace.

À ses côtés, la lampe Lily apporte une silhouette plus légère et précieuse. Ses lignes courbes et ses nuances dorées répondent au bougeoir Zigzag, pensé comme un objet sculptural autant que décoratif. Le tapis en laine, plus doux et texturé, vient alors créer le contraste : il réchauffe le mobilier noir et dessine naturellement l’espace consacré au travail.

Puis viennent les éléments vivants. Une grande plante installée près de la baie vitrée prolonge visuellement le jardin vers l’intérieur, tandis qu’une orchidée blanche posée sur le bureau apporte une note délicate et élégante.

Ainsi se construit un univers où design contemporain, inspiration du mobilier de luxe, matières naturelles et végétation se rencontrent. Une composition sophistiquée sans être ostentatoire, pensée pour faire du bureau un espace aussi agréable à vivre qu’à regarder.

Quand les savoir-faire anciens dessinent l’architecture de demainQuel plaisir de découvrir le travail de Salima Naji, ar...
18/09/2026

Quand les savoir-faire anciens dessinent l’architecture de demain

Quel plaisir de découvrir le travail de Salima Naji, architecte et anthropologue, récemment distinguée par le Grand Prix du Design 2026 de l’Institut du monde arabe pour le Studio Salima Naji.

Son approche me parle particulièrement : ne pas considérer les techniques constructives anciennes comme appartenant au passé, mais comme une véritable ressource pour concevoir l’architecture contemporaine.

Depuis de nombreuses années, elle travaille notamment avec la terre crue, la pierre et les matériaux biosourcés, tout en réinvestissant les savoir-faire vernaculaires dans des projets actuels : centres culturels, maternités, équipements collectifs ou restauration du patrimoine oasien. Une démarche où architecture, environnement, territoire et transmission sont indissociables.

Je trouve essentiel que ce type d’initiative soit aujourd’hui reconnu et mis en lumière. Cela contribue à faire évoluer les mentalités, à redonner toute leur valeur aux savoir-faire anciens et aux artisans qui les maîtrisent, mais aussi à rappeler que l’innovation ne signifie pas nécessairement tout réinventer.

Face aux enjeux climatiques et à la nécessaire évolution de nos façons de construire et de rénover, certaines des meilleures solutions sont peut-être déjà là : comprendre ce qui a fonctionné pendant des siècles, l’adapter à nos besoins actuels et faire dialoguer patrimoine et innovation. C’est précisément l’un des principes que défend Salima Naji dans son manifeste consacré à une « innovation adaptée » et à la résilience des architectures oasiennes.

Une très belle découverte, inspirante pour ma propre réflexion sur la rénovation, le bâti ancien et une architecture intérieure plus respectueuse de l’existant.

https://salimanaji.com/

📷 Images : © Salima Naji – issues de son site officiel

Et si, à cette rentrée, on parlait… dimensions ?À cette rentrée, j’ai envie de vous parler d’un sujet qui peut sembler t...
01/09/2026

Et si, à cette rentrée, on parlait… dimensions ?

À cette rentrée, j’ai envie de vous parler d’un sujet qui peut sembler très simple, mais qui est pourtant essentiel en aménagement intérieur : les dimensions des meubles et leur rapport à l’espace.

Un meuble peut être magnifique, confortable et parfaitement adapté à notre style… mais totalement inadapté à la pièce qui doit l’accueillir.

Lorsqu’on choisit son mobilier, on pense naturellement à sa largeur et à sa longueur. Pourtant, ce sont souvent les espaces qui restent autour qui font toute la différence.

Un canapé trop profond peut réduire la circulation dans le salon.
Une table trop grande peut empêcher de reculer correctement les chaises.
Un îlot de cuisine surdimensionné peut gêner l’ouverture des placards ou de l’électroménager.
Un fauteuil peut sembler parfaitement à sa place… jusqu’au moment où l’on réalise qu’il bloque une baie vitrée ou un passage.

Et parfois, le problème ne vient même pas du meuble lui-même : il faut aussi anticiper son arrivée dans la maison. Une porte trop étroite, un couloir avec un angle serré, une cage d’escalier ou un ascenseur trop petit peuvent rendre impossible le passage d’un meuble pourtant parfaitement dimensionné pour la pièce.

C’est pourquoi, avant de choisir le mobilier, il est important de prendre en compte les dimensions réelles de l’espace, les ouvertures, les dégagements nécessaires, les zones de circulation et les contraintes existantes.

L’objectif n’est pas simplement de faire entrer les meubles dans une pièce.

C’est de trouver les bonnes proportions pour que l’espace reste agréable, fluide et fonctionnel au quotidien.

Parce qu’en architecture intérieure, ce sont souvent les centimètres que l’on laisse libres qui font toute la différence.

Et vous, avez-vous déjà acheté un meuble qui paraissait parfait en magasin… mais beaucoup trop grand une fois installé chez vous ?

Adresse

Rennes
35000

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 18:00

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