20/07/2026
Rose fuchsia.
Quand j’ai visité cette maison, ça m’a sauté aux yeux. Je me suis dit : mais comment on peut faire un truc pareil 🙃
Ça fait quatre ans qu’on habite ici. La salle de bain n’a toujours pas bougé.
Il y a les vraies raisons, celles que tout le monde comprend. 16 m² à refaire, c’est du budget (électricité, plomberie, revêtements, on parle vite de plusieurs milliers d’euros même en faisant tout soi-même). C’est du temps aussi. Avec deux enfants encore petits, on a fait des choix : la rénovation énergétique de toute la maison d’abord, les gros chantiers intérieurs après.
Et puis il y a l’autre raison. Celle dont j’ai parlé avec ma mère récemment. Elle m’a dit « moi à ta place j’aurais changé cette couleur depuis longtemps ». C’était ma première réaction aussi.
Sauf que la salle de bain, en psychologie de l’habitat, c’est la pièce du rapport à soi. Au corps, surtout.
Et mon corps, il est compliqué depuis mes grossesses. Deux ans pour reperdre le poids à chaque fois. J’ai retrouvé mon poids d’avant, mais à l’aube de mes 40 ans j’ai du mal à reconnaître ce corps qui a changé. À être douce avec lui.
Alors je crois que si je ne touche pas à cette pièce, c’est aussi parce que je n’ai pas fini de faire la paix avec ça.
Le fuchsia, en attendant, il m’apporte quelque chose. Du chaud, du pétillant, un truc qui pétille vraiment.
Le jour où on refera cette salle de bain, je veux repenser ce rapport au corps. Une ambiance tropicale, qui me ramène à Bali, notre lune de miel. Un voyage où je n’étais pas plus en paix avec mon corps qu’aujourd’hui, et pourtant. C’est cette ambiance-là qui me rappelle le plus la personne que j’étais quand j’étais d’accord avec moi.