08/12/2023
«Noctem Le Chat d’ébène »
Noctem, chat, chat du sabbat, chagrin certainement pas en ce matin!
Chat noir à l’ébène intacte, luisant de protéiformes reflets mirifiques
J’y vois certes des affres d’argent, délétère je m’y perds sans fers
Il se mue sous mon regard, chancelant accordé enténébré au temps
Pas de deux mais nullement pointilleux en mon œillade hagarde
Égaré je fus en ce capiteux félin, véloce panthère emmitouflée
Peuplant salons et balcons, prenez garde aux célestes balustrades
J’enlace ce capharnaüm en cet ex tempore, me refusant à l’aurore
J’implore le ciel aux candélabres étincelants de leur cristallines larmes
Ainsi de ces scintillement sibyllins tels les moult joyaux d’Ouranos
Je réitère le partage de l’éther en divine compagnie guère comédie
Notre nectar distillé de l’excelsior des temps révolus nous évoluant
Levant calice au caprice d’une scission de tous hiatus source des ires
À l’aune d’un ubuesque démantèlement dispendieux, menaçant ruine
Amenant semble t’il au triste crépuscule, d’une larmoyante élégie
Dès lors distancieux de ces myriades de palabres je me porte à l’envie
Toi, te revoici tel un sursis m’étant accordé, chat affable et soyeux
M’arrachant ces poisseuses paniques extrinsèques et indigestes
Liquoreux savant, sachant jouer de la lyre subtile ataraxique
J’y prête volontiers ouïs allongé au tapis p***e, à la renverse
Au demeurant d’une réelle dichotomie de l’hubris seul reste le désir
En ta compagnie j’ai pu voir en toi, nulle anomie mais prémisses
Chatoyant de galaxies au mouvement accordé à l’originelle mélopée
Pas de deux aux deux accords, chancelant « de profundis » à l’heure divine…
…Déjà bientôt quinze heure, l’astre Héliotique hurle à son zénith…
Chat à l’ébène parfait et préservé, de ta candeur dévore la luxure Issue de cette nauséeuse lumière, nous portant aux sécessions…
MNF